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Refusant l'étiquette de MVNO, Transatel veut s'imposer comme apporteur de solutions pour les sociétés souhaitant lancer leur propre offre de téléphonie mobile

Source / Speaker:
Digital Business
Date:
Monday, 01 July 2002
Seul MVNO français, Transatel en refuse pourtant l'étiquette. La société est positionnée sur le segment des services mobiles pour les "grands voyageurs". Pour mettre au point son offre, elle collabore en France avec Bouygues Telecom. Mais pour se développer, l'entreprise a encore besoin de soutiens financiers Refusant d'être qualifié de MVNO (opérateur mobile virtuel), Transatel préfère coiffer plusieurs casquettes. D'une part, celle de fournisseur de services de téléphonie mobile, d'autre part celle d'apporteur de solutions clés en main pour les groupes souhaitant offrir à leurs clients leurs propres services de téléphonie mobile. Créé en août 2000, Transatel s'est ainsi illustré en proposant un abonnement "voyageur fréquent" à ceux que l'on nomme volontiers les "grands voyageurs". Une prestation couplée à une offre GPRS et de messagerie unifiée. Dans cette optique, la société a noué des alliances avec Bouygues Telecom en France, avec la filiale britannique de T-Mobile (ex-OnetoOne) au Royaume-Uni et avec l'opérateur mobile Base (ex-KPN Orange) en Belgique. " Les opérateurs tardent un peu à unifier leur réseau. Pour résoudre cette problématique d'un marché du roaming encore peu structuré, nos solutions permettent de réduire le coût des appels de 30 à 70 % par rapport à un abonnement classique sur la Belgique, le Royaume-Uni et la France ", explique Jacques Bonifay, président du directoire de Transatel. Dans le cadre de l'application "voyageur fréquent", Transatel achète des minutes de télécommunications en gros et les revend plus cher à ses clients. Parallèlement à cette activité, Transatel livre des outils clés en main aux entreprises désireuses de commercialiser des offres de téléphonie mobile. Propriétaire de ses propres infrastructures, Transatel indique aujourd'hui détenir de " gros clients ", mais se refuse à communiquer leurs noms et leur nombre. L'un évoluerait notamment dans le domaine des télécoms, pendant qu'un autre se positionnerait dans le milieu de l'industrie. Outre le coût d'installation (le tarif de base est de 150 000 E), Transatel prélève également une commission par abonné. A terme, il espère surtout adosser l'activité "voyageur fréquent" à une grande marque (compagnie aérienne, groupe bancaire, professionnel du tourisme, etc.) ayant une puissance marketing suffisante pour développer de façon massive le service. Depuis sa création, Transatel aura bénéficié de l'apport de " quelques millions d'euros ", selon les propres dires des dirigeants, via des opérations de financement successives réalisées auprès d'investisseurs privés issus du marché bancaire et des rangs des équipementiers télécoms. Mais l'entité a également su séduire de purs capital-risqueurs, à l'image de Pyramid Technology Ventures, tout en bénéficiant du soutien de l'Anvar. Et pour accélérer son essor commercial, Transatel souhaite une nouvelle fois ouvrir son capital. Tout en ne révélant rien des données relatives à ce tour de table, prudence oblige. Concédant toutefois vouloir récolter une somme comprise entre " quelques centaines de milliers et quelques millions d'euros ", Transatel souhaiterait à cette occasion accueillir un nouveau fonds d'investissement ou un industriel à son capital. Un fait est en revanche clairement établi : le montant de la somme levée conditionnera le passage à l'équilibre de l'entreprise, qui interviendra " entre six mois et un an et demi après l'apport financier ", comme l'estime Jacques Bonifay. Bien évidemment, les responsables se refusent aujourd'hui à communiquer leurs perspectives de revenus. " Tout dépendra du financement obtenu, précise Jacques Bonifay. Cela pourra varier du simple au triple ". A la fin de l'année, Transatel devrait également avoir tissé des liens avec un ou deux autres opérateurs mobiles. La société possède aujourd'hui des bureaux en Belgique, au Royaume-Uni et en France. Dans l'un de ses récents rapports, la Commission consultative des radiocommunications (CCR) estime que les MVNO ont vocation à s'inscrire dans la chaîne de la valeur de la 3G. La CCR présentant même l'alliance entre MVNO et opérateurs mobiles classiques " comme un atout, dans la mesure où les offres de services de ces tiers, complémentaires des services des opérateurs mobiles, apporteraient une réelle valeur ajoutée "

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