Transatel, le GSM européen
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Passer d'un Etat européen à un autre, cela peut revenir très cher si l'on emprunte les réseaux GSM en roaming. C'est pour cela qu'une société a créé un opérateur virtuel qui vous ballade de la Belgique à la Grande-Bretagne, en passant par la France, avec un tarif unique, clair et net. Cette société, c'est Transatel.
Nombre d'entre-vous font de plus en plus souvent la navette en Bruxelles, Paris et Londres. Nombre d'entre-vous travaillent peut-être à Bruxelles, mais vivent à la frontière française. Pour ceux-là, il y a désormais TRANSATEL, opérateur de téléphone mobile virtuel, actif dans 3 pays européens. D'un point de vue purement technique, il est évident que ce sont des réseaux GSM existants qui sont empruntés dans chaque pays - à savoir, pour la Belgique Base, pour la France Bouygues Telecom et pour le Royaume-Uni T-Mobile -. L'extension à d'autres Etats européens est prévue pour l'année en cours. Pour le reste de l'Europe, et du monde, c'est le mode de l'itinérance (le "roaming") qui a été choisi. 4 offres sont déjà disponibles, allant du forfait à la solution de connexion à l'Internet sans fil. Votre numéro de téléphone, lui, devient vraiment européen puisque vous vous voyez attribuer un numéro par pays, chaque numéro faisant sonner votre portable où que vous soyez. Vos correspondants peuvent dès lors vous joindre au tarif "portable" en vigueur dans l'Etat où ils se trouvent. Solution plutôt pratique, mais qui connaîtra sans doute ses limites lorsque l'offre concernera plus de 3 pays européens. En plus de la messagerie, vous pouvez recevoir grâce à un numéro supplémentaire des télécopies directement dans votre boîte à messages. Côté services, Transatel offre un système de réservation d'hôtel, de taxi et permet, via l'Internet, de stockez votre répertoire sur le web et de gérer vous-même votre carte SIM. Ce qui est particulièrement pratique - et économique - dans un premier temps, c'est que les Belges peuvent s'abonner à ce service et bénéficier des packs de téléphones proposés dans les boutiques "The Phone House", à la frontière française. Ces packs sont sponsorisés - ce que la loi française permet mais qui reste, dois-je vous le rappeler tout à fait interdit chez nous -. Un exemple de bonne affaire (aujourd'hui épuisée), le pack Nokia 6210 à... 19 euros ! Du côté des coûts, un appel local ou national revient à 30 cents la minute (contre 60 en moyenne). Un appel en Europe revient à 60 eurocentimes la minute (contre 85 en moyenne). L'apel vers le répondeur reste gratuit et la réception d'appels ne coûte que 16 centimes la minute, contre 36 (prix constaté en itinérance). Cela ne concerne pas tous les Belges - cela va de soi -, mais plutôt les frontaliers et surtout les hommes et les femmes d'affaire. En outre, Transatel donne déjà un avant-goût des futurs réseaux européens qui, un jour ou l'autre, finiront bien par supplanter nos bons vieux opérateurs nationaux. |
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